EINVERNEMLICHE REGELUNGEN / ACCORDS AMIABLES
Le thème
Ces dernières années, la Commission de la concurrence a conclu plusieurs accords amiables aux enjeux multiples. L’accord amiable peut facilement apparaître comme la solution idéale à la mise à terme d’une procédure initiée par les autorités de la concurrence. Mais quelles conséquences cette institution a-t-elle réellement sur les entreprises qui acceptent de conclure un accord amiable?
En droit suisse des cartels, l’accord amiable intervient, en marge d’une enquête de la COMCO, lorsqu’une entreprise trouve un accord avec les autorités de la concurrence sur les modalités de suppression d’une restriction à la concurrence. En pratique, ce sont souvent les parties à un accord en matière de concurrence (art. 5 LCart) qui opteront pour cette solution. En "contrepartie" de la coopération de l’entreprise visée et de sa reconnaissance des faits objets de l’enquête, la Commission de la concurrence minimisera la sanction qui pèsera sur celle-ci à l’issue de la procédure. Il faut préciser qu’un accord amiable ne supprime toutefois pas la nature punissable du comportement illicite adopté par l’entreprise. C’est donc bien au travers d’une décision formelle "ratifiant" l’accord amiable que la Commission de la concurrence clôturera la procédure. En outre, le Secrétariat de la COMCO ne peut promettre une sanction à l’entreprise partie à un accord amiable. Au mieux peut-il indiquer la fourchette de sanction qu’il entend proposer à la Commission dans son projet de décision. Cela étant, la COMCO demeure libre de s’écarter de cette proposition.
Saluée par certains et perçue comme un danger d’inégalité pour d’autres, cette absence de cadre procédural spécifique s’agissant des accords amiable n’est pas la seule manière de permettre aux autorités de la concurrence et aux parties de mettre un terme rapide à une procédure cartellaire. Par exemple, chez nos proches voisins français, la procédure d’accord amiable (ou "d’engagement") fait, pour sa part, l’objet d’une procédure plus cadrée, mais est toutefois exclue en cas d’atteinte grave à la concurrence. L’institution helvétique permet-elle donc vraiment à une entreprise de sortir rapidement et équitablement d’une procédure conduite à son encontre par la COMCO ? Ou ce bras de levier se transforme-t-il, dans les faits, en une clef de bras par laquelle l’entreprise se trouve obligée d’accepter les conditions du Secrétariat par crainte de recevoir une sanction plus lourde en cas de refus.
Debating Competition Dinner
Le 15 octobre 2015, le Dr Olivier Schaller, LLM. (Vice-directeur du Secrétariat de la Comco) et le Dr Hubert Orso Gilliéron, avocat (Associé et responsable du Département droit de de la concurrence de l’Etude Baker & McKenzie à Genève) débattront sur le thèmes passionnant: "Accords amiables en droit des cartels: clef de bras ou bras de levier?".
Littérature
Quelques lectures en vue de la soirée:
Bovet Christian, S’accorder en droit de la concurrence, in Gauch Peter/Werro Franz/Pichonnaz Pascal, Mélanges en l’honneur de Pierre Tercier, Schulthess, Zurich 2008, p. 555ss.
Krauskopf Patrick/Schaller Olivier, Programme de clémence et sanctions cartellaires: Premières expériences pratiques, in sic! 2010, p. 71 (HTML via Swisslex).
Këllezi Pranvera, Les mesures correctives dans les cas de concertations d’entreprises et d’abus de position dominante (en particulières p. 395ss), Collection Munichoise du droit de la concurrence européen et international, Munich 2010.
Communiqué de procédure du 2 mars 2009 relatif aux engagements en matière de concurrence, Autorité de la concurrence, France, disponible sous ce lien.
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Themenübersicht
In den vergangenen Jahren hat die WEKO in zahlreichen Fällen sog. einvernehmliche Regelungen (EVR) mit den Betroffenen eines Kartellverfahrens abgeschlossen. Die EVR kann dabei leicht als ideale Lösung erscheinen, ein von den Wettbewerbsbehörden eingeleitetes Verfahren zu beenden. Aber welche Auswirkungen hat diese Art der Verfahrenserledigung tatsächlich auf Unternehmen, die mit den Wettbewerbsbehörden eine EVR abschliessen?
Im Schweizer Kartellrecht kann eine Untersuchung der WEKO mit einer EVR erledigt werden, wenn sich eine Unternehmung mit der WEKO über die Modalitäten, wie eine bestehende Wettbewerbsbeschränkung beseitigen werden könnte, einigen kann. In der Praxis sind es oft die Parteien einer Wettbewerbsabrede nach Art. 5 KG, die sich für diese Lösung entscheiden. Als Gegenleistung für die Kooperation des betroffenen Unternehmens und dessen Anerkennung des vorgeworfenen Sachverhaltes wird die WEKO die Sanktion mindern, die das betroffene Unternehmen im Rahmen eines Sanktionsentscheides zu befürchten hätte. Es muss allerdings präzisiert werden, dass eine EVR an der Strafwürdigkeit des Fehlverhaltens des betroffenen Unternehmens nichts ändert. Die WEKO wird das Verfahren durch einen formellen Entscheid beenden, der die EVR bestätigt. Das Sekretariat der WEKO kann dabei dem an einer EVR interessierten Unternehmen keinen Sanktionserlass verbindlich zusichern. Im besten Fall kann das Sekretariat in seinem Verfügungsentwurf, den es der WEKO vorzulegen gedenkt, die Bandbreite der möglichen Sanktionen aufzeigen. Die WEKO bleibt jedoch frei darin, von diesem Vorschlag abzuweichen.
Der fehlende spezifische Verfahrensrahmen für den Abschluss einer EVR wird teils begrüsst, teils als Quelle möglicher Ungleichbehandlungen angesehen. Der Weg über eine EVR ohne spezifischen Verfahrensrahmen wäre für die WEKO und die Parteien jedoch nicht der einzige Weg, um ein Kartellverfahren auf rasche Art und Weise zu beenden. Beispielsweise kennen unsere französischen Nachbaren das Institut der EVR ("l'engagement") ebenfalls, doch folgt dieses Verfahren einem stärker geregelten Verfahren. Gleichwohl fällt dieses Verfahren ausser Betracht, wenn es um eine schwerwiegende Beeinträchtigung des Wettbewerbs geht. Erlaubt es die helvetische Version der EVR einem Unternehmen nun also tatsächlich, schnell und "gerecht" aus einem von der WEKO gegen sie angestrengten Kartellverfahren auszusteigen? Oder begibt sich das Unternehmen dadurch in die Zwangslage, die Bedingungen des Sekretariats akzeptieren zu müssen – aus Furcht vor einer noch schwereren Sanktion im Falle einer Ablehnung der Bedingungen des Sekretariats?
Debating Competition Dinner
Am 15. Oktober 2015 fand in Fribourg das 11th Debating Competition Dinner zum Thema "Accords amiables en droit des cartels: clef de bras ou bras de levier?" statt. Die Impulsreferate wurden gehalten von den Herren Dr. Olivier Schaller, LL.M., Vizedirektor des Sekretariats der WEKO, sowie RA Dr. Hubert Orso Gilliéron, Partner und Head der Antitrust Law Practice Group bei Baker & McKenzie in Genf.
Literatur
Die folgenden Beiträge bieten eine umfassende Übersicht über die wesentlichen Aspekte der Diskussion um den Abschluss von EVR:
Tschudin Michael, Die verhandelte Strafe, einvernehmliche Regelung neben kartellrechtlicher Sanktion, in AJP/PJA 7/2013, S. 1017 ff. (HTML via Swisslex).
Howald Samuel, Einvernehmliche Regelungen bei sanktionsbedrohten Verhaltensweise im schweizerischen Kartellrech, in Sic! 2012, S. 704 ff. (HTML via Swisslex).
Graber Nicolas, Die Einvernehmliche Regelung im Wettbewerbsrecht – Schweizerische und französische Perspektiven, in Krauskopf Patrick/Babey Fabio (Hrsg.), Internationales Wirtschaftsrecht, Baden-Baden 2015.